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UNE CARRIÈRE AUX PETITS SOINS

Actualités, Ressources humaines

Marie-Claude Valliamée a passé 13 années à l’AURAR : « Je suis fière d’avoir accompagné des patients vers l’autonomie ».

UNE CARRIÈRE AUX PETITS SOINS

Infirmière polyvalente, spécialisée dans l’entraînement en autonomie des patients,  Marie-Claude Valliamée vient d’achever 40 ans de carrière dans le privé. Zoom sur le parcours d’une professionnelle investie et reconnue pour sa bienveillance.

Des accolades et des sourires accompagnent son retour au Pôle néphrologique Est, le temps d’un entretien. Marie-Claude Valliamée est partie (à la retraite) depuis deux mois, mais visiblement, elle manque déjà aux collègues et aux patients. « Ça me fait plaisir de vous revoir », confie-t-elle, avec la discrétion et l’humilité qui la caractérise.

Fin de carrière épanouie pour cette infirmière qui passé 13 ans à l’Aurar et presque vingt ans à la clinique Sainte-Clotilde. Infirmière, une vraie vocation.  « Petite, on jouait au docteur avec ma sœur, et je piquais des poules avec des allumettes », sourit-elle. Diplôme en poche, elle fait le choix du privé, débute en chirurgie et forge son expérience au gré de plusieurs services (vasculaire, thoracique, digestive, soins intensifs de nuit). C’est de nuit, en hospitalisation de semaine, qu’elle découvre les fistules. Premier pas vers la dialyse. En 2006, une amie infirmière la sollicite pour intégrer l’Aurar.  « J’ai d’abord dit non, j’étais bien là où j’étais. Elle m’a relancée et finit par me convaincre. Pourquoi pas ? »

Visites à domicile, rencontres avec les familles

Marie-Claude intègre l’équipe du PNE à Saint-Benoît. Les débuts sont difficiles, elle songe à tout lâcher. Avec le soutien de ses collègues, notamment Clélie Adame, elle finit par prendre ses marques. Après quelques années en hémodialyse, l’infirmière intègre le Pôle éducation (PEPS) où elle a en charge l’entraînement des patients en dialyse, les visites à domicile, les rencontres avec les familles.

Un poste sur mesure pour cette professionnelle peu bavarde, mais toujours à l’écoute, et bienveillante. Sa conception du métier ? « Ne pas imposer aux autres ce que l’on n’a pas envie que l’on vous fasse, soigner le patient dans sa globalité, prendre le temps de discuter, connaître ses attentes, le considérer avant tout comme être humain ».

Marie-Claude est à l’aise pour susciter la confiance et l’adhésion du patient qui découvre la dialyse. «Certains finissent par accepter leur situation, d’autres ne s’en accommodent jamais, ont l’impression que tout s’arrête. Notre rôle, lors des premiers soins, c’est de les rassurer, leur expliquer qu’il existe des alternatives pour conserver une qualité de vie convenable, en dialyse ou dans l’attente d’une greffe ».   Une mise en confiance tout en gardant de la distance.  « Je pense avoir su trouver cet équilibre durant ma carrière, ce recul est d’autant plus nécessaire face à une maladie chronique ». Et de glisser : « Si le soignant n’est pas bien dans sa peau, le patient le ressent ».

A l’heure du bilan de carrière,  Marie-Claude Valliamée avoue sa fierté. Fierté d’avoir « accompagné les patients vers une évolution favorable, vers l’autonomie ». Parmi ses souvenirs marquants, l’installation de la toute première patiente en hémodialyse quotidienne à domicile. C’était en 2017.  « Madame Salam et son mari étaient tellement heureux. Comme une libération après des années de soins en centre ». Bientôt une heure d’entretien. Pas mal pour une infirmière (soi-disant) peu prolixe. Alors, ce début de retraite ?  « C’est le bonheur, plus de contraintes de réveil le matin ! Je ne m’ennuie pas, je me suis remise au bricolage, à la broderie ; je fais du sport (marche, aquagym, rando…), j’ai plus de temps pour la famille ». Côté projets : deux voyages à l’horizon, dont un à Lourdes, dans le cadre d’un pèlerinage comme infirmière bénévole. On n’efface pas d’un trait une vocation.

VUE PAR SES COLLÈGUES

Clélie Adame (infirmière coordonnatrice des soins à Saint-Denis) :

« Marie-Claude incarne la force tranquille, elle a toujours été posée, fiable, respectueuse des protocoles de soins. Toujours prête à aider les autres, elle a participé à de nombreuses manifestations durant sa carrière à l’Aurar. Vraiment, elle peut être fière de son parcours ».

Sandrine Técher (infirmière coordinatrice des soins à Saint-Benoît) :

« Avec Marie-Claude, on a débuté à l’Aurar ensemble comme collègues du même service, travaillé au sein des mêmes commissions, et souvent partagé les mêmes formations. C’est une soignante à part entière, efficace, investie, qui a su mettre toute son expérience au service des patients »

« NE PAS RESTER SUR SES ACQUIS »

Le service ressources humaines en atteste, Marie-Claude Valliamée compte parmi les meilleurs élèves en matière de formation professionnelle. « Gestion de la douleur, des premiers secours… Je crois bien les avoir toutes faites ces dernières années », confirme l’intéressée, en remerciant l’Aurar de lui avoir offert cette opportunité. « Dans le domaine des soins, on a toujours quelque chose à apprendre. Question d’état d’esprit, il ne faut pas ne rester sur ses acquis »

« QUI VEUT PEUT »

Parmi ses anecdotes de carrière, Marie-Claude Valliamée se souvient avoir entraîné un patient particulièrement volontaire : « Cet homme ne savait ni lire ni compter, sa sœur lui faisait la lecture du livret de formation pendant le trajet jusqu’à son lieu de travail. Il ne voulait pas se piquer au départ. Droitier, il a appris et fini par le faire avec la main gauche, comme un chef. Moralité : Qui veut, peut ! »

Retrouvez cet article dans le Mag de l’Aurar :

 

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